L’île des chasseurs d’oiseaux
L’homme de Lewis
Le braconnier du lac perdu
Peter May
Chaque étape de la trilogie se déroule sur l’île de Lewis, une île des Hébrides au nord de l’Ecosse.
La première étape « L’île des chasseurs d’oiseaux », ramène l’inspecteur Fin Macleod sr son île natale, l’île de Lewis qu’il avait quittée plus de vingt ans auparavant sans y être jamais retourné.
Un homme est retrouvé mort, assassiné d’une façon ressemblant à celle d’un crime perpétré à Édimbourg sur lequel enquête l’inspecteur Macleod. Celui-ci est envoyé sur l’île pour comparer les deux crimes. C’est dans une ambiance de pluie continue, de vent omniprésent et d’odeur de tourbe que l’inspecteur Macleod découvre que les deux crimes n’ont pas de lien. En revanche le crime de l’île Lewis est étroitement connecté à son propre passé.
Dans la deuxième étape « L’homme de Lewis » l’inspecteur Macleod a quitté la police et Edimbourg pour retourner vivre sur l’île de son enfance. Mais on n’échappe pas aussi facilement à son destin. Au moment même où il plante sa tente devant la maison de ses parents pour commence à la rénover, un corps est retrouvé dans les tourbières proches.
L’histoire comprend plusieurs entrées. Celle de Fin Macleod, bien sûr, qui nous fait vivre le présent et celle de Tormod Macdonald qui nous donne les réponses venues du passé.
Jusqu’au bout des 380 pages le lecteur est happé par cette histoire de vengeance et rancœur au long cours tout en découvrant au fil des pages la société écossaise de la fin des années cinquante.
La troisième étape « Le Braconnier du lac perdu » mêle à nouveau le passé et le présent de Fin Macleod.
Pour une raison seule comprise par des géologues spécialistes un lac s’assèche totalement découvrant un avion posé sur le fond, son pilote mort à l’intérieur.
Le pilote est le membre d’un groupe musique ultra populaire dans les années soixante et qui avait disparu sans laissé de traces aux commandes de son avion vingt ans plus tôt.
Cette trilogie nous fait voyager dans l’Ecosse pluvieuse, ventée des années cinquante à deux mille avec des personnages attachants ou terriblement agaçants. Chacune des histoires criminelles nous fait avaler les pages à toute vitesse pour savoir qui a fait quoi en même temps que de nous dépeindre la société britannique et écossaise des époques concernées. Les descriptions des personnages, du paysage, des ambiances sont si détaillées que l’on fait partie intégrante de l’histoire.
Un vrai régal.
Septembre 2021